La conquête de la galaxie avance, et il nous faut des sbires sacrifiables pour l’Étoile de la mort Valco en cours de planification.
Autrement dit, pour être la plus sympa des méchantes entreprises du monde et servir nos clients un peu mieux, on a décidé d’ouvrir un point de service clients à Kajjjaani et on cherche DEUX personnes en contrat à temps partiel pour la nouvelle base.
Pourquoi Kajjjaani ? Parce que votre future cheffe y habite, et que c’est à une courte distance à vélo de la future usine de casques et d’Étoile de la mort de Puolanka.
En gros, toi, oui toi, tu peux être le nouveau sbire de Valco si tu remplis ces quelques conditions :
- Tu as les nerfs solides. La plupart des gens qui contactent le service clients sont en général franchement à cran. Tu dois comprendre que cette colère ne vise pas précisément ta personne, mais plutôt nous, les patrons, qui n’avons aucune envie de recevoir nous-mêmes ces messages de haine.
De toute façon, l’essence même du “sbire” consiste à encaisser la merde et les balles à la place du patron, que ce soit un client furieux, le fisc, ou un chevalier-sorcier de l’espace venu saboter l’Étoile de la mort. Dans ce boulot, mieux vaut avoir de l’humour. Être originaire de Savonie ne compte pas automatiquement comme tel.
- Tu sais lire et écrire, au minimum en finnois et en anglais. Les talents en calcul, on s’en fiche un peu (tant mieux pour nous). La maîtrise des langues barbares germaniques et d’autres modes de communication cryptiques est un plus. Si tu écris extrêmement bien et de façon marrante, tu peux avoir une chance de devenir un sbire de classe supérieure, c’est-à-dire un sbire d’internet de seconde classe.
- Tu comprends peut-être un peu la technique. Tu sais que les appareils électriques marchent à la fumée : quand la fumée sort, l’appareil ne marche plus. Pour un sbire, une compétence technique de base suffisante, c’est savoir copier-coller. Par exemple, un “permis informatique” du centre d’éducation populaire, ou un ordinateur à la maison, te qualifient quasiment pour ce poste “exigeant” d’expert. Évidemment, on ne t’en voudra pas si, par hasard, tu es un gourou autodidacte de l’audio et des casques, capable de souder. On n’est juste pas prêts à payer plus pour ça.
- Tu es prêt à habiter à Kajjjaani, ou au moins à y venir travailler. Par moments, tu peux travailler depuis chez toi, tant que ton chez-toi est à Kajjjaani, ou quelque part d’où tu as le courage de venir bosser à Kajjjaani. Après n’avoir fait que du travail à distance pendant toute l’existence de l’entreprise, on en est arrivés à la conclusion que le travail à distance, ça ramollit. Bien sûr, les patrons continueront à travailler à distance. Toi, non.
- Tu n’es pas particulièrement idiot. Être un peu idiot, ça passe, mais pas au point de ne pas comprendre les consignes et de ne pas savoir réfléchir avec ton propre cerveau. On doit pouvoir te confier au moins un peu de responsabilités. Les limites physiques ne posent pas de problème dans ce travail ; les limites mentales, si.
SECTEUR BONUS
On est ravis si tu as ces compétences et talents particuliers, mais on ne les exige pas :
- Une bonne maîtrise des langues (la langue de travail reste le finnois et 80 % des messages clients arrivent en finnois)
- De l’expérience avec Gorgias, la messagerie électronique ou un autre système de service clients du même genre
- De l’expérience en service clients pour des particuliers ou des entreprises (en ligne, par téléphone)
- Connaître une plate-forme de boutique en ligne ; chez nous, on utilise Shopify
- Tu oses appeler et répondre au téléphone, parce qu’ici personne n’ose ni n’en a envie
- Tu sais comment les colis voyagent du monde vers les entrepôts, et des entrepôts vers les clients
- Des compétences informatiques surprenantes, de toutes sortes, y compris gérer un compte OnlyFans
- Une sorte de perversion pour le matériel audio (ou au moins de l’expérience d’usage de casques)
Tu n’as pas besoin d’être un jeune joueur d’équipe dynamique, équipé d’une attitude positive, ou autre baratin de m*rde qu’on trouve d’habitude dans les offres d’emploi.
Ça nous va très bien si tu es une personne blasée par la vie, qui a tout vu, et qui attend le couloir vers la retraite pour invalidité qui se profile, ne connaît rien au “buzz de l’internet”, mais a la patience de répondre méthodiquement à des gens vénères sans se lasser tout de suite.
Pour quelqu’un d’intelligent et d’ambitieux, Valco peut avoir une sorte de parcours à proposer, mais on s’en sort clairement même sans l’un ou l’autre.
On espère que tu seras disponible longtemps. Si tu prévois par exemple de monter dans un vaisseau spatial avec ta secte pour voyager vers Alpha du Centaure, ou si tu as rejoint le Temple du Peuple, on part du principe que ces départs n’arriveront pas avant les années 2030.
On compte grandir sévère et utiliser pour ça beaucoup de sbires ; évidemment, on n’a pas envie de perdre les bons. Tout ce qui précède ne te concerne que si tu es bon. Si tu es nul, tu peux partir plus tôt, bien sûr.
CE QUE COMPREND LE BOULOT DE SBIRE
- Répondre aux clients via le système de service clients Gorgias ou via les médias sociaux
- Service clients par téléphone
- Aider l’atelier de réparation en période de pointe si nécessaire
- Le travail se fait depuis le bureau, devant un poste informatique
Concrètement, une journée de boulot pourrait ressembler à ça :
Tu te réveilles le matin, tu te grattes les fesses, tu vas au boulot – en voiture si la vieille Skoda démarre – sinon à vélo, en montée, sous la pluie. Au bureau, tu fais du café et tu allumes l’ordinateur. Tu réponds aux messages arrivés pendant la nuit, tu racontes des conneries avec un collègue, tu refais du café, tu lances Teams et tu participes à la réunion hebdomadaire. Tu te cures le nez pendant la réunion parce que tu as oublié que tu es filmé. Après la réunion, en mâchouillant ton petit pain du déjeuner, tu te demandes avec tes collègues comment tous les autres dans cette boîte peuvent être aussi p*tain de cons, sauf nous.
Après le déjeuner, tu réponds à encore plus de courriels, un client allemand t’agace, tu te plains à un collègue, il te comprend. Aux toilettes, tu regardes des vidéos de chats et tu te demandes s’il n’y avait pas de la saucisse du samedi périmée dans ton petit pain. Après l’effort, tu reviens en sueur devant l’ordinateur et tu réponds à des courriels. Un jour spécial, tu pourrais avoir la chance de bosser sur un projet palpitant, comme mettre à jour la liste des partenaires de l’entreprise dans Excel. Tu espères que ce sera un jour spécial. Aujourd’hui, non.
Le téléphone sonne : c’est Marjatta, qui n’entend rien dans ses casques. On découvre que Marjatta n’a aucun appareil pour écouter de la musique. Tu lui expliques que les casques n’ont pas de musique préinstallée, il faut qu’elle vienne d’ailleurs. Marjatta ne comprend pas. Ça te fait ch*er.
La boîte de réception est enfin vide. Tu rentres chez toi avec le même regard vide. tu regardes la télévision et tu manges en même temps une saucisse bleue jusqu’à t’endormir sur le canapé. Tu as mis de la moutarde sur ton t-shirt.
CE QU’ON PROPOSE AU SBIRE DE TROISIÈME CLASSE
-
Le salaire d’un sbire de troisième classe, du même niveau qu’à la caisse d’un magasin ou à faire griller des hamburgers (donc 13–15 €/heure).
Le salaire de départ ne fait pas tourner la tête, mais Valco est une entreprise où tu peux, un jour, avoir une Porsche dans la cour, et si tu travailles vraiment, vraiment dur, peut-être même une Ferrari.
Parce que le patron a une Porsche maintenant, et il achètera bien volontiers une Ferrari quand l’entreprise rapportera davantage. Si tu demandes, il peut même passer te voir un de ces jours.
- Entre 20 et 37,5 heures par semaine selon la charge de travail. Dans la situation idéale, tu fais évidemment 40 heures de boulot en 20 heures, comme ça le patron a sa Ferrari plus tôt.
- Un travail raisonnablement facile, qui convient à presque tout le monde et a l’air plus classe qu’il ne l’est en vrai. Si tu sais répondre à un courriel, tu sais probablement faire ce boulot.
- Des produits Valco à foison. Peut-être aussi quelques autres avantages et primes, mais peu et rarement. En réalité, on n’a à peu près aucun avantage lié au contrat de travail. On ne promet rien, comme ça tu ne seras pas déçu pour rien. Peut-être une poignée de main tiède.
- Un poste informatique, une espèce de bureau où s’asseoir avec deux autres personnes, et des patrons franchement bizarres. L’équipe n’est ni dynamique ni marrante, contrairement à toutes les autres offres d’emploi.
- Le travail a lieu principalement en semaine, entre 8 h et 20 h. Sinon, tu pourrais bosser au milieu de la nuit et le week-end, mais les conventions collectives, les lois et ce genre de trucs limitent.
- Si tu as vraiment d’autres capacités que transformer du pain de seigle en m*rde, dans une entreprise en croissance il est théoriquement possible de faire aussi d’autres choses. Mais on ne promet rien.
On n’est pas spécialement motivés à répondre au téléphone (c’est ton boulot), donc si tu as des questions sur le poste, envoie un courriel à ta future cheffe Aino – aino(at)valco.fi. Pour ce poste, les candidatures avec CV sont à envoyer à aino(at)valco.fi. Les candidatures spontanées à hr(at)valco.fi
ps. On cherche maintenant un conseiller clientèle finnois pour Kajaani, en Finlande. Si toutefois tu as l’impression d’avoir quelque chose à apporter à Valco, tu peux aussi nous envoyer une candidature spontanée. Notre but est d’embaucher, au cours des prochaines années, entre deux et cinq millions de personnes. Donc au moins deux personnes, au maximum cinq millions.
ATTENTION ! Candidatures jusqu’au 12.7.2024.



Partage avec tes potes:
Écouteurs NL25 : en route vers l’excellence
Réglage du VMK25 pour une utilisation en studio